Armorique et bouts d’ficelle

J'ai maintenant un peu moins du double de l'âge de Michaël, 3 filles largement majeures, 6 petits enfants dont 5 garçons. J'habite à la campagne et je suis passionnée de lecture, d'écriture, de voyages et de cinéma. Tout ce qui touche aux différents peuples dans le monde m'intéresse également : vie quotidienne, croyances, langues, coutumes. Au jardin, le potiron est mon préféré. Je regrette de ne pas avoir au moins 9 vies comme les chats pour toujours apprendre, explorer, connaître.

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Traditions, nostalgie des petits plaisirs

Ce billet a été écrit le Vendredi 9 janvier 2009 par Françoise qui l'a rangé dans : On vit.

Apparemment les “jeunes” sont en majorité sur ce blog ! Cela ne doit pas nous empêcher des petits retours en arrière sympathiques … “d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître” … et c’est Chantal avec son “affaire” de pudding qui me l’a inspiré.J’aimerais évoquer aujourd’hui la fête de la Chandeleur. Habitant dans mon enfance aux marges de la Bretagne, je ne connaissais que les crêpes que ma mère nous faisait en 2 occasions annuelles : la Chandeleur et Mardi-Gras. En ce temps-là, mes enfants (tremblement de voix impossible à transcrire !), les crêperies étaient rares pour ne pas dire inexistantes y compris en Bretagne. (A Douarnenez dans les années 25/30 - anecdote relatée par mon beau-père- certaines femmes faisaient chez elles des galettes, blé noir évidemment, en nombre pour tout le quartier. Les enfants allaient chercher leurs crêpes munis d’une assiette sur laquelle leurs mères avaient disposé des morceaux de beurre, autant que de galettes souhaitées).

Après l’Epiphanie fêtée uniquement le 6 janvier avec galette des rois ou brioche, on attendait avec impatience le 2 février de la Chandeleur … pour les crêpes. Pâte sucrée, toujours, et cuites à la poêle. Pour une fois, les enfants avaient accès aux fourneaux ! Nous assistions à la préparation de la pâte, puis il fallait attendre qu’elle “repose” et ce mot déclenchait une sorte d’euphorie du tout permis ou presque. La poêle était chauffée enfin et la première louchée versée. C’est bien connu : la première était le plus souvent “ratée”, poêle trop ou pas assez chaude. “La première est toujours pour le chien”, disait alors ma mère mais … nous n’avions pas de chien ! Alors l’un de mes frères s’en chargeait. Ensuite, chacun à son tour, nous avions le droit de faire cuire et surtout sauter la crêpe de toutes les attentes, normalement, avec une pièce de monnaie dans la main pour, si la crêpe retombait dans la poêle, avoir de la chance pour toute l’année. Bien sûr, mes frères mettaient un point d’honneur à faire retomber la leur n’importe où, c’était beaucoup plus drôle sans doute !

En ce moment, là, à cet instant, hic et nunc, je peux vous affirmer que la crêpe est en train de se transformer en “petite madeleine” tellement ce souvenir est prégnant, odorant et joyeux.

Perpétuer cette tradition aujourd’hui ? Bien sûr ! Mais peut-elle avoir la même saveur quand on peut manger des crêpes toute l’année ?

5 commentaires

  1. Christophe dit :

    Françoise, cette dernière phrase, quelle belle phrase à penser! Aujourd’hui nous vivons dans une société de consommation, où on commence à parler de Noël en Septembre, de la rentrée des classes l’année scolaire à peine terminée et avec tout cela la magie des traditions et le plaisir des choses simples s’éteignent petit à petit.
    A Noël, j’expliquais à mes enfants quel plaisir j’avais à récupérer le 25 décembre le filet de clémentines que le “Père Noël” avait laissé pour moi dans la chambre de mes grands-parents (tradition que perpétuait ma grand-mère).
    Mais, ne désespérons pas, nous sommes quelques “jeunes” irréductibles à ne pas vouloir continuer à subir cette politique de grande consommation, à vouloir inculquer de vraies valeurs à nos enfants, à vouloir perpétuer les traditions.

  2. Françoise dit :

    Merci Christophe ! Me voilà rassurée. Heureusement il est vrai qu’il existe des résistants qui font des petits …
    C’est comme d’apprendre à dire bonjour, s’il vous plaît et merci. Pour certains, c’est vieux jeu ! Pourtant, au-delà de la simple formule de politesse, c’est déjà apprendre à considérer l’autre comme sujet de respect et de considération.

  3. Michaël dit :

    Je crains hélàs que tout ceci ne soit pas une question d’âge !
    Il n’y a qu’à voir qui a acheté la dernière console de jeu à la mode pour Noël ! Un franc succès chez les retraités ! Le consumérisme s’est installé chez toutes les générations et avec lui, tout ses avatars : individualisme et consorts.

    Il me semble que tout ceci repose sur un défaut d’éducation. Tout se passe comme si la politesse était innée, par exemple. Mais cela s’apprend. Et pas qu’à l’école !

    Mais les parents se déchargent de plus en plus sur les maîtres et maîtresses…
    Pourtant, comment voulez-vous que les enfants s’y retrouvent ?

    • dire bonjour le matin ? le modèle n’est toujours pas donné par les parents
    • s’excuser quand on arrive en retard ? Pas évident quand on est en CE1 et que les parents (responsables du retard) ne prennent même pas la peine d’accompagner leur enfant à la porte de la classe
    • recevoir poliment un cadeau ? Mission impossible quand la grand-mère vient faire une esclandre parce que l’école a eu le culot d’offrir un livre et pas un jouet ! (Véridique !)

    Au bout du compte, les enfants sont élevés comme des consommateurs. Un autre exemple ?
    Une élève de CE1 qui ne sait pas lacer ses chaussures a répondu à sa maîtresse qui lui rappelait qu’il serait temps d’être autonome sur cette tâche : “Maman dit que c’est à l’école doit apprende=re à faire ses lacets !”
    Ben voyons…

    Quand on tient de tels raisonnements, où tout est dû, la crêpe de la chandeleur n’a certainement pas le même goût, la même saveur. A qui la faute ?

  • Françoise dit :

    Entièrement d’accord avec toi Michaël ! Depuis longtemps je pense qu’une “école des parents” serait, on ne peut plus nécessaire !Je viens d’entendre à la radio que la France a encore amélioré son score de naissances par famille.Très bien ! Mais malheureusement, le métier de parents s’apprend toujours sur le tas.Tout le monde a fait et fera des erreurs un jour ou l’autre, certaines bénignes et “rattrapables”, d’autres hélas que les enfants traîneront comme de vraies casseroles toute leur vie.Pourquoi les parents en sont-ils arrivés pour beaucoup, à se décharger sur l’école de leurs tâches éducatives ? Ce serait une question à creuser.Pourquoi “fait-on” des enfants ?
    Pendant les séances de lecture à l’école que j’effectue dans le cadre de “Lire et Faire lire”, j’ai tout loisir de remarquer ce que tu dis dans tes exemples, et je me demande à chaque fois comment les enseignants peuvent “enseigner” quand une grande partie de leur temps est dévolue à “l’éducation” individuelle.

  • Chantal dit :

    Normal que les p’tits vieux de mon âge achètent, achètent, achètent…la société de consommation est née plus ou moins avec eux - mais si, mais si ! Voir Galbraith et son “Affluent Society” ! ;-)